TOUT CE QUI EST EXAGERE EST INSIGNIFIANT!

C’est effectivement la citation que reprend Minijack pour répondre à un commentaire de Mourad Guichard,et en attribuant la paternité de cette formule à Georges Frèche !

Je crois savoir que celui ci l’ avait lui même emprunté cette phrase à quelqu’un d’autre (Citation attribuée à Pigault Lebrun 1753/1835 l’un des créateurs du Roman Populaire) , et il convient juste de se souvenir dans quel contexte Georges Frèche fut amené à la reprendre….

Georges Frèche, le fougueux Maire de Montpellier était tout de même membre du Parti Socialiste dont il s’est fait exclure pour notamment deux excès de langage restés fameux:

Avoir déploré que la proportion de noirs dans l’ équipe de France de Football soit si élevée !

Avoir traité les descendants des Harkis de « sous hommes »

Voila en tous cas deux des raisons de son exclusion du PS que Georges Frèche trouvait insignifiantes à force d’ avoir été exagérées !..

Qu’en pensez vous?

Je dois admettre que Minijack a utilisé cette référence en utilisant lui même  ses fameuses « pincettes »…Encore valait il mieux expliciter tout cela , voilà qui est fait !

On pourrait ajouter aussi que Georges Frèche était lors des récents évènements qui ont secoué le PS était un partisan résolu de Ségolène Royal dont il attendait l’élection au poste de Premier Secrétaire pour revenir en cour Rue de Solférino…..Nous aurons au moins échappé à ça !

Merci cher Minijack de m’avoir donné l’occasion de le rappeler .

A propos chatdorleans

Orléanais
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11 commentaires pour TOUT CE QUI EST EXAGERE EST INSIGNIFIANT!

  1. Bernard Bonnejean dit :

    Qu’est-ce qu’un faux syllogisme ? L’art préféré des sycophantes, selon les philosophes grecs, dont Socrate. Voyons par l’exemple :

    Ce qui est rare est cher
    Une voiture bon marché est rare
    Donc : une voiture bon marché est chère.

    Un autre, pour l’exemple encore, que je vous livre en exercice d’application :

    Georges Frêche est un salaud
    Georges Frêche a soutenu Ségolène Royal
    Donc : qui soutient Ségolène Royal… [complétez]

    Conclusion tout à fait personnelle : à ce train-là, le prochain président de la république sera prénommé Nicolas.

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  2. chatdorleans dit :

    Et quand je pense que certains disent que c’est moi qui exagère!
    Cher Bernard, ce genre de raccourci que vous employez a déjà servi dans l’Histoire avec de très lourdes conséquences, mais puisque vous me demandez de compléter votre proposition telle que je la conçois:
    « Qui soutient Ségolène Royal le fait en l’occurrence dans son propre intérêt »
    Vous voyez que c’est facile quand on n’a pas envie ni de faire du sensationnel pour pas cher ni de laisser planer des équivoques dangereuses….excusez moi, Bernard mais cette dialectique me parait baptisée à l’eau de Vichy!
    Pas vous…Pas ça!

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  3. Bernard Bonnejean dit :

    Mon petit père (rien d’ironique !!!),

    C’est vrai que j’en ai ras le fion de voir Madame Ségolène Royal traitée de la manière la plus abjecte par les blogueurs d’Orléans.

    Je vais vider mon sac. Tant pis pour vous, même s’il y a un crétin pour condamner mon égotisme.

    Figurez-vous que je fréquente avec une grande assiduité mes amis les moines de Solesmes, département de la Sarthe, dont le conseiller municipal le plus connu est un certain François Fillon. Depuis des mois de galère dont je n’ai pas à parler, même si on m’y oblige, pendant lesquels j’ai espéré, en vain, la main tendue de mes collègues de la CFDT et de mes amis de gauche.

    Fillon va tous les ans, au jour de l’an, présenter ses voeux au Père Abbé. Il le faisait du reste avant d’être premier ministre et même, je crois, avant d’être ministre. Il est accueilli, comme il se doit, par les moines, en tant que représentant de l’Etat. Pour ma part, je ne l’ai jamais vu, je ne lui ai jamais parlé, je ne lui ai jamais écrit pour obtenir quelque faveur que ce soit.

    Intégristes parce que diseurs de messe en latin, mes bons frères de Solesmes ? Des amis, tout simplement, auxquels j’essaie, tant bien que mal, d’expliquer depuis maintenant des années, que Ségolène, fille d’officier supérieur ayant aussi fréquenté Solesmes, n’est pas le démon que sa famille a bien voulu leur caricaturer. J’ai failli réussir à les convaincre. C’était sans compter sur ses « amis » socialistes. Un comble ! Pire qu’un comble ! Un odieux gaspillage, car, comme je l’ai dit autre part sur votre blog, vous ne convaincrez jamais ces gens-là, ceux qui les aiment, encore moins ceux qui en sont proches d’adhérer au socialisme de Martine Aubry.

    Alors, cher grand ami que j’admire, traitez-moi de Vichyste, de collabo, d’extrême droite, de tout ce que vous voudrez. Si vous saviez…

    Mais relisez votre billet, honnêtement, sans arrière-pensées, et dites-moi en face que votre discours ne visait que Georges Frèche et minijack.

    Pas vous… Pas ça !
    Non, pas nous… pas ça… Crise ou pas, j’espère que personne ne nous obligera à en arriver à des extrémités que d’aucuns souhaitent !

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  4. BCT dit :

    Je suis un peu largué par tout ça.
    Georges Frèche, Minijack, Q.T., tout ça.
    C’est vrai qu’il y a des choses à ne pas dire. C’est vrai qu’il faut se traquer, qu’il faut être prudent mais bon.
    Le pardon ça existe. Allez et ne pêchez plus !

    « C’est vrai que j’en ai ras le fion de voir Madame Ségolène Royal traitée de la manière la plus abjecte par les blogueurs d’Orléans. »
    On ne dit pas « ras le fion » mais « ras le fillon ». Humour à deux balles !
    Merci Bernard pour ce coup de gueule.
    Je ne suis pas vichiiste mais seulement de gauche et ce qu’a initié Ségo est intéressant. Intéressant parce que nous avons tous participé à l’élaboration de la motion « E ». Tellement intéressant que Titine n’en veut pas. Et ça me rassure.
    Pour tout ça j’aime bien me reporter sur le coup de gueule de Jacques Julliard :

    L’EFFET BELPHEGOR, JACQUES JULLIARD SUR SEGOLENE ROYAL « YES SHE CAN ! » (NouvelObs)

    NouvelObs.com, 27 novembre 2008

    « Fabius et Jospin, Aubry et Delanoë, Hollande et Strauss-Kahn, Rocard et Lang, Hamon et Montebourg, tous unis, tous réconciliés ! Une seule cible ! Qui donc disait que Ségolène Royal divisait le Parti socialiste ? Elle a réalisé ce miracle de leur faire oublier leurs querelles au profit d’un seul objectif : l’abattre.
    A un détail près : c’est que le troupeau des éléphants, toutes tendances confondues, les rouges, les roses, les blancs, ne pèse plus désormais que la moitié du parti. La gagnante, ou plutôt celle qui s’est d’emblée proclamée telle, était assurée de 50% au premier tour grâce au désistement de Delanoë : elle n’en obtint que 35%; et de 69% au second, grâce à Hamon : elle n’en réunit que 50%. Le cartel des notables n’a fait que l’affaiblir. Ces figures réunies, loin de rassurer, ont suscité l’effroi. C’est l’effet Belphégor !

    Feu sur le QG !
    On a fait justement observer que Ségolène Royal est la contemporaine de ses concurrents; qu’elle a près de trente ans de vie politique derrière elle, même s’il n’y paraît pas. Seulement, les gens ne sont pas si bêtes. Ce qui compte à leurs yeux n’est pas l’ancienneté dans le parti mais l’ancienneté dans la tête. Comme tous les grands non conformistes, Ségolène a mis comme premier point à son programme : feu sur le quartier général ! Les gens se sont dit que quelqu’un qui déteste à ce point les éléphants – et qui est à ce point détesté par eux – ne pouvait être entièrement mauvais. Il est vrai qu’elle n’a pas la culture du parti, ne parle pas comme le parti, ne s’habille pas comme au parti : et si c’était là le secret de sa popularité ?

    Qu’est-ce que les «néos» ?
    On se condamnerait à ne rien comprendre à ce qui se passe actuellement au Parti socialiste si l’on voulait ramener ce grand remaniement à un face-à-face gauche/droite : ces guerres de position font désormais sourire les populations. On se rapprocherait davantage de la vérité en évoquant le combat des anciens et des modernes : parlementaristes contre présidentialistes. Mais au fait qui a le plus, après Mitterrand, présidentialisé le parti ? C’est Lionel Jospin qui, en 2001, a inversé les dates de la présidentielle et des législatives au profit de la première; c’est lui encore qui a fait décider la désignation du premier secrétaire du parti au suffrage universel des militants. C’est pourtant le même qui, à propos de Ségolène et de ses amis, a évoqué les «néos» de l’avant-guerre, qui ont si mal fini – entendez dans le nazisme. Rapprocher, fût-ce par sous-entendu, Ségolène Royal de Marcel Déat est indigne. Il a beau la détester, à la place de Lionel, j’enverrais des excuses et des fleurs à Ségolène.

    L’hallali des éléphants
    Un tel dérapage en dit long sur le degré d’exaspération des caciques. C’est pourquoi le vrai critère pour caractériser la situation actuelle n’est pas politique – l’affrontement gauche/droite – ni même temporel – les anciens contre les modernes -, mais anthropologique. Ce n’est pas à Marx ni même à René Rémond qu’il faut se référer, mais plutôt à René Girard et à sa théorie du sacrifice. Dans cette optique, l’immolation de la victime expiatoire – Ségolène Royal s’est déjà fait photographier avec un agneau dans les bras ! – vise à assurer la cohésion de la tribu et la régénération de ses membres. Il y a, dans l’hallali des éléphants, quelque chose des «Chasses du comte Zaroff», le célèbre film américain d’avant-guerre, où le gibier de la chasse à courre n’est pas un cerf mais un homme. Alors, à plus forte raison, une femme ! Dans ces conditions, de quel côté en définitive y a-t-il le plus d’irrationnel ?

    Trop de magouille tue la magouille
    Contrairement à la plupart des voix qui s’élèvent, je ne trouve pas que l’étalage public des malversations dues au système du caïdat, qui caractérise la vie interne du PS depuis plus d’un demi-siècle, soit déplorable. Au contraire. Seule une grande crise cathartique comme celle que nous vivons avait quelque chance de débarrasser le principal parti de la gauche des impostures et des mensonges. Cette égalité des suffrages, fruit d’un hasard malicieux, doit être regardée comme un signe du destin. Au sortir du congrès l’autre semaine, un observateur et acteur de la chose socialiste s’interrogeait à voix haute : «Et si Reims avait été notre dernier congrès socialiste ?»
    Dans ces conditions, la tâche de Ségolène Royal n’est pas terminée, loin de là. On aura compris que je la considère, depuis le début, comme le fléau de la gauche démocratique, un fléau devenu nécessaire à son salut. Dans cette crise éprouvante où elle a servi de cible, elle a manifesté une résistance nerveuse incroyable. C’est peut-être la qualité primordiale du responsable politique. Yes, she can ! »

    Jacques Julliard
    Le Nouvel Observateur

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  5. chatdorleans dit :

    @BCT
    Comme toujours le débat a fini par largement déborder du sujet, puisque la raison d’être de cet article n’était que le rapprochement que Minijack avait fait dans un précédent commentaire entre Ségolène Royal et Georges Frêche et rien de plus!
    Je constate avec satisfaction que personne n’est venu au secours de Georges Frêche…. Allons….Tout n’est pas perdu!
    Pour autant votre témoignage ainsi que celui de Bernard (Un peu maladroit tout de même) m’ont touché parce que je vous sais sincères et sans doute profondément troublés par ces évènements.
    Toutes les douleurs sont respectables, et en plus la République autant que la Démocratie sont notre navire à nous tous….
    Aujourd’hui, continuer de brasser les chiffres a posteriori ne sert plus à rien et dessert tout le monde.
    L’ avenir, je n’en doute pas permettra de jauger à nouveau les aptitudes et les tempéraments de chacun(e)…souhaitons seulement que les protagonistes arrêtent de s’épuiser sur les reliques du passé autant que sur les braises encore fumantes du présent….
    En tous cas, je vous félicite pour la force de vos convictions….Puisse se faire que les Femmes et les Hommes auxquels vous faites confiance pour les mettre en oeuvre sachent y répondre!

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  6. BCT dit :

    « Puisse se faire que les Femmes et les Hommes auxquels vous faites confiance pour les mettre en œuvre sachent y répondre! »
    Tu as tout dis.

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  7. minijack dit :

    Pas le temps de bloguer en ce moment. Trop de boulot. Je ne m’attarderai donc pas sauf pour préciser à ceux qui ne l’auraient pas remarqué que, dans mon commentaire répondant à celui de Mourad qui tendait à me repousser à l’extrême-droite, je terminais volontairement — par un smiley ( ;c) ) expressément placé là pour signaler qu’il s’agissait de second degré –, en signalant que cette citation avait été utilisée par Georges Frèche, référence douteuse certes mais de gauche tout de même.
    Il est donc paradoxal qu’on cherche ici à m’y associer.
    Encore une fois, en faisait semblant de n’avoir pas compris l’humour, ça permet de faire un article à bon compte.
    Bof… Si ça vous amuse…

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  8. chatdorleans dit :

    @Minijack
    Il yavait déjà les 26 lettres de l’aiphabet, les signes de ponctuation , voici maitenant que la connaissance des smileys devient nécessaire pour interptéter les nuances plus ou moins subliminales de vos textes…..
    Quant à prendre Georges Frêche comme sujet d’humour…..j’espère qu’il ne s’agit pas d’humour noir ( au risque de lui déplaire)…..A moins que vous ne vous soyez trompé de smiley!

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  9. minijack dit :

    Ah ben ça alors ! On fait du blog et on ne connaît pas les smileys ? 😦

    Pour votre gouverne internautique il existe un dictionnaire : http://www.linux-france.org/prj/jargonf/general/smile.html
    (Les plus usités sont les sept ou huit premiers, les autres relèvent d’un ésotérisme à la limite du casse-tête chinois.)

    J’ai pris Georges Frèche parce qu’il avait prononcé la citation qui m’intéressait. Je conviens que j’aurais pu en prendre un autre plus ancien et plus justifié mais, c’est curieux, j’avais l’intime conviction que ça allait faire pleuvoir de l’encre dans les gouttières…

    Remerciez moi, cher chat. Je vous offre des sujets en or. Surtout continuez à parler de moi ! ;c)

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  10. Bernard Bonnejean dit :

    « Bernard (Un peu maladroit tout de même) »

    Ou plutôt M. le chat qui n’a rien compris, mais qui continue à se défendre en attaquant gentiment. Vous n’avez rien compris à mon discours, mais par ma faute, j’en conviens. Trop compliquées mes histoires de syllogismes et de sycophantes. En fin de compte, il fallait comprendre mon raisonnement comme une dialectique, en effet, c’est-à-dire transcription de la pensée de l’autre ou plus exactement de ce que je croyais être la pensée de l’autre.

    Comment pouvez-vous croire un seul instant que je me traite moi-même de sycophante cherchant à manipuler son lecteur par des syllogismes déraisonnables (mais qui présentent le caractère de la raison) ? Il faudrait être non pas maladroit, mais con comme un balai 🙂 (que vous obtenez en tapant sur votre clavier deux points, tiret du 6 et parenthèse fermée) ou 😉 point virgule, tiret du 6 et parenthèse fermée.

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  11. chatdorleans dit :

    @Minijack
    Excusez moi, les smileys on ne m’a pas appris ça à la Faculté, et je vous avoue que ça va trop loin pour moi !….
    Prenez soin de vous, sortez couvert parce que les nuits sont « Frêches »

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