HADOPI ?….CA VOUS CHATOUILLE OU CA VOUS GRATTOUILLE ?….

En tous cas voici un projet qui depuis que l’ Assemblée l’a rejeté cette semaine dans des conditions qui frôlaient le vaudeville, fait beaucoup parler de lui, alors que jusqu’il n’y a que quelques semaines ils ne passionnait guère qu’une poignée d’internautes pour la plupart téléchargeurs compulsifs…Rappelons les données essentielles du problème : 450000 films et 200000 plages audios piratées quotidiennement !

Le projet Hadopi présenté par le Gouvernement était de toute façon inapplicable, et même s’il était finalement voté en seconde lecture ne résoudrait sans doute rien.…Nous y reviendrons !
Sur le plan formel, cette séance à L’Assemblée où des députés du PS dissimulés derrière des rideaux voisinaient avec d’autres députés de l’UMP qui se prenaient résolument les pieds dans les franges du tapis était du plus grand comique : il ne manquait plus que le spectacle du Président de l’Assemblée en chemise de nuit et sautant sur son lit en tirant des coups de revolver en l’air pour que l’on puisse penser se retrouver dans le burlesque d’un vaudeville de Feydeau….Nous étions en plein Théâtre de Boulevard !

Sur le plan du fond de l’Affaire, ce sera peut être l’occasion de reprendre le problème à la base et d’ébaucher sans doute de meilleures solutions.

Et tout d’abord, que l’on arrête de prendre dans cette affaire les Artistes en otage !….   » Avec nous les Artistes « …crient les défenseurs d’Hadopi….Non, non…c’est nous qui défendons les Artistes s’exclament les autres….Et ainsi tous les crocodiles déversent leurs larmes sur les pompes des artistes qui de toute façon ne sont pas dupes….Les très gros font partie du système, y sont intégrés et en bénéficient…..les autres, c’est à dire la plupart d’entre eux, avant même que le Téléchargement existe, ont depuis longtemps perdu leurs illusion depuis que la SACEM, la SACD, la CAVMU les oublie ou les pressure….Alors de grâce, foutez leur la Paix….à défaut de leurs revenus qu’ils ne verront jamais ne les mêlez pas à ce débat sous prétexte de vous donner à vous mêmes bonne conscience à leur égard !

 » A quoi peut bien servir un ordinateur si on ne télécharge pas ? « ….Voilà en tous cas la question surprenante que j’ai entendu poser ce soir au  » Grand Bûcher  » !

Et tout à coup , moi qui ne télécharge jamais, je me sens plutôt bête ce soir devant mon clavier !

Soyons raisonnables, et retirons déjà les 75% d’internautes pour lesquels l’ordinateur est avant tout un instrument de socialisation : Tchats, Drague, Sites de Rencontres ou Sexuels,Webcam, ; et tous ceux là qui pensent davantage à  » télédécharger  » qu’à l’inverse !

Reste donc 25% de propriétaires d’ordinateurs pour tout ce qui touche au business, à la culture, à la formation et à l’enseignement…et je ne parle même pas des blogs qui doivent compter pour  » peanuts ! « ….Parmi ceux là aussi les téléchargeurs : ceux qui font cela pour leur plaisir et à titre privé, et puis ceux aussi qui immanquablement en auront profité pour monter …qui un petit trafic….qui une petite PME !

La solution de la Licence Globale peut paraître attrayante à condition de répondre à deux questions essentielles : Qui et Combien ?…..

Je me méfie, à priori de tout ce qui est forfaitaire ou global puisque par définition il y en a toujours un qui en profite sur le dos des autres à qui ça coûte !

En conséquence je rejette toute solution qui m’obligerait à payer 1 centime alors que je ne télécharge pas et ceci sous le simple motif que j’aurais la possibilité de le faire !….

Que les téléchargeurs se déclarent en tant que tels, et paient leur écot m’apparaît tout à fait normal et juste.

Quant au prix de cette licence globale…..Il se peut qu’il y ait à ce niveau une négociation à mener entre les parties prenantes.

On pourrait aussi envisager, ainsi que je l’avais déjà écrit cette solution consistant à faire acquitter les droits de téléchargement auprès des sites fournisseurs de données, et dans ce cas il me semble qu’un montant de 20% du prix de distribution serait une bonne mesure qui permettrait aussi à l’Etat de percevoir la TVA sur le téléchargement ….Cela ne me ravit pas, moi non plus mais il importe de rester logique et c’est peut être aussi une façon de ne pas rester hors la loi !

Pourquoi 20% me direz vous ?….Parce que les choses font que j’ai remis à un éditeur l’un de mes ouvrages : un récit de 130 pages.

Celui ci est vendu 13 € en version papier et 4,90 € en téléchargement soit 37,69% du prix version papier. Notons que le% des droits d’auteur est majoré pour les ventes en version numérique.

Si l’on admet que ce pourcentage arrondi à 35% puisse être ramené à 20% en cas de télé chargement, on pourrait arriver à un prix d’environ 1,50 € pour un film et environ 0,25 € pour un morceau de musique…

En attendant, il se dit, il s’écrit et il se fait à peu près n’importe quoi sur le sujet…..et depuis bien longtemps !

Si je prends l’exemple de Minijack sur

 
 
 

 

http://www.gazettedorleans.fr

et qui aura consacré une trentaine d’articles sur le sujet depuis 2007 à l’époque où l’on parlait de la loi DADVSI avant qu’elle devienne HADOPI, il faut bien convenir que sa pensée cachée reste bien de tout avoir et de ne rien payer si l’on en juge par cet article figurant encore sur son site en date du 24.08.07 et dont le titre est éloquent  »  Waaah ! de la bonne zique en ligne….gratos et LEGALE ! « …..On ne peut pas être plus explicite quant à ses objectifs et après cela prétendre défendre les Artistes relève une fois de plus son aptitude à faire des grands écarts gigantesques dont il nous régale régulièrement !
Pire même, il semble qu’il pratique pour son compte l’inverse de ce qu’il préconise pour la Culture Universelle….  

En effet il nous avise sur son site sous la rubrique  » Feuilleton  » en date du 04.10.08 de son nouveau Roman  » Jeanne d’Arcadie  » qu’il se propose de nous livrer en ligne sous forme d’un chapitre par semaine….

630 pages à ingurgiter…passionnantes ajoute t’il, et ceux qui auraient hâte de connaître la fin peuvent télécharger l’ensemble de l’œuvre pour 20 € seulement au lieu du prix normal de 26 € (promotion valable jusqu’au 25.12.08)….Le temps passe et la publication promise s’arrête avec le chapitre 14 le 17.12.08…..Sans doute, les souscripteurs ne s’étaient ils pas précipités, et l’auteur avait décidé d’en interrompre la diffusion au compte gouttes et de s’esquiver un peu penaud sur l’air de  » Si tu n’en veux pas j’la r’mets dans ma culotte. « …..(Air connu)….

20€ au lieu de 26€….On est de toute façon très loin des prix de vente en numérique….on est même sans doute au dessus du prix de l’ouvrage en librairie….même avec 630 pages….ce n’est pas une question de prix du papier !….Et pourtant je ne doute pas qu’il s’agisse d’un ouvrage inoubliable qui nous transporte Jeanne d’Arc de New York à Rome pour finir par nous la ramener à Orléans où elle donne bien des soucis au Maire qui s’appelle comme par hasard  » Serge Brouard  » ! (On reste  » surlecuté  » par cette imagination débordante : Jules Verne n’était qu’un gamin à côté ! )…Par la suite tout cela s’arrange, bien sûr grâce aux  » Amis de Serge Brouard  » et qui après que Jeanne ait été définitivement oubliée, lui érigent une statue équestre Place du Martroi rebaptisée  » Place Sergio Le One » en souvenir du célèbre compositeur de musique de films !

Est ce bien cela Minijack que vous appelez mettre la Culture à la portée de tous ?….Après tout il ne peut s’agir que d’un échange dans lequel chacun à la mesure de ses moyens doit s’efforcer de donner si possible, l’équivalent de ce qu’il reçoit !….Dans le cas contraire il ne peut plus s’agir que d’un marché de dupes !

Tout ce que l’on peut demander à un livre c’est de vous captiver, à un film c’est de vous emmener ailleurs, à une chanson c’est de vous faire rêver….tout ça ne se mesure ni en litres ni en centimètres ni en kilos et chacun peut tout de même payer un peu pour que ça continue puisque par ailleurs ça n’a pas de prix !

 

 

 

 

 

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Orléanais
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6 commentaires pour HADOPI ?….CA VOUS CHATOUILLE OU CA VOUS GRATTOUILLE ?….

  1. Bon ! Voyons les choses calmement et intelligemment :

    Deux sortes d’artistes, dans tous les sens du terme, y compris les écrivains, c’est-à-dire tous ceux qui sont concernés par les droits d’auteur

    1ère catégorie : les téléchargés, donc connus, qui ont tout à perdre dans le téléchargement. Que peut bien gagner un Patrick Bruel ou un Johnny Hallyday à un téléchargement ? Rien. Si on télécharge sa production c’est qu’on le connaît déjà. Donc, manque à gagner.

    2ème catégorie : les non-téléchargés, donc pas connus, et qu’on n’aurait jamais l’idée de télécharger. Ceux-là auraient tout intérêt à ce qu’on les télécharge, sauf que ça ne viendrait à l’idée de personne, puisque, par définition, à part une poignée de copains, on ne sait même pas qu’ils existent.

    D’où cette difficulté : la loi est nécessaire mais ne peut contenter tout le monde.

    Ceux qui vont crier à tue-tête que tout travail mérite salaire doivent savoir que le « salaire » de tout artiste, écrivain etc. ce sont les droits d’auteur. Or, télécharger illégalement le dernier tube de Carla Bruni – oui, même elle ! – c’est la priver du fruit d’un travail de plusieurs mois, parfois de plusieurs années, car le temps de la chansonnette ne prend en compte ni le temps de la cogitation ni celui de la gestation ni celui de la composition… et ça fait du monde et du temps passé.

    MAIS, si je suis un jeune artiste, dont le talent n’est pas attesté par les milieux (mal) informés, comment me faire mieux connaître que par un téléchargement sur Internet ? La publicité coûte cher. Et Internet, c’est une publicité gratuite. Sinon, le jeune artiste doit faire appel à un diffuseur qui lui prendra une fortune pour le lancement du « produit » sans garantie de résultat. Même chose pour le livre numérisé.

    La solution : le téléchargement gratuit (ou pas cher), avec ou sans abonnement, avec l’autorisation expresse de l’artiste et de tous ceux qui ont travaillé avec lui sur le produit depuis le projet jusqu’à sa commercialisation. C’est ce qui commence à se faire sans grand succès pour l’instant.

    Trois remarques :

    – Je ne vois pas où est le problème d’une punition qui coûte de l’argent au délinquant. Hurler avec les loups que la sanction (interdiction d’Internet pendant un an) s’accompagnerait du paiement de l’abonnement à Internet, n’est pas pire que de payer une amende pour excès de vitesse.

    – Je sais que ça va faire mal, mais ça ira mieux en le disant : voler une voiture ou quoi que ce soit d’autre est un vol ; voler une musique ou un livre ou les paroles d’un autre sans son autorisation est un vol. Une citation, même courte, doit au moins être accompagnée du nom de son auteur. Question de délicatesse et de respect du travail de l’autre.

    – En revanche, de la même façon que la petite-fille par alliance du colonel n’est pas le colonel, la petite-fille par alliance de Jules Renard ou de Tino Rossi n’est ni l’un ni l’autre. Les droits d’auteur devraient s’arrêter après le trentième anniversaire de la mort de l’artiste. Ces « ayant-droits » sont souvent plus sévères que leur aïeul de façon parfois absu.

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  2. Tiens ! Un exemple extrait de M. Le Chat.

    Le joli mot « surlecuté », néologisme félin, appartient-il au domaine public ?

    Il s’agit d’une trouvaille, que M. Le Chat, met entre guillemets pour souligner la nouveauté et l’appartenance.

    Je replacerai cette trouvaille, parce que je la trouve plaisante. Deux solutions :

    Je peux écrire :
    « Vos propos me surlecutent, sachez-le ».
    Rien à dire, puisque le blog est public, même si over-blog (je ne sais pas pour wordpress) prétend que l’auteur est responsable et reste « propriétaire » de ses propos.

    Je peux écrire tout aussi bien :
    « Vos propos me « surlecutent », comme dirait M. J.-P. Morat d’Orléans, sachez-le »
    Ce que ça change ? Rien ! Question de délicatesse et de respect du travail et du talent de l’autre, c’est tout.

    Vous verrez l’effet produit sur votre ego quand vous trouverez sous la plume d’un autre une trouvaille de cet ordre. D’autant plus que pour peu que cet autre soit célèbre, il aura les palmes et vous à peine l’odeur des lauriers du ragoût.

    Ce qui se fait sur un mot, se fait aussi parfois sur la totalité des paroles d’une chanson, même, certains grands écrivains de renom le savent, sur la totalité d’un chapitre, au moins. Du vol !

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  3. chatdorleans dit :

    @Bernard
    Tout à fait d’accord avec vous sur l’essentiel….Télécharger les paroles ou la musique d’une chanson, d’un livre ou d’un film….c’est du vol!
    En effet il ne s’agit toujours que de la duplication d’un vol originel de la part de celui qui aura effectivement détourné un film ou d’une musique la première fois pour le jetter à l’encan sur Internet….
    Tout ce qui provient du vol s’y apparente, en fait il s’agit d’une forme de recel susceptible de se répandre comme une épidémie de peste ou de bubons!
    Cela fait tout de même un certain nombre de décades que le cinéma et la musique ont permis de faire émerger beaucoup de talents inoubliables avant même qu’Internet existe…..Intégrons Internet certes dans notre manière de vivre mais ne devenons pas ses esclaves et ne nous laissons pas bouffer par le progrès que nous aurons nous mêmes engendré…..On n’est plus très loin du Golem à ce jeu là!

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  4. Merci Jean-Paul : j’ai appris un mot.
    Je n’avais jamais entendu parler du Golem.
    Pour ceux qui ne savent pas, voir

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Golem.

    Il faut que je creuse la question.

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  5. minijack dit :

    Je suis effectivement « surlecuté » par tant de mauvaise foi !

    D’une part, je n’arrête pas de défendre l’idée d’une Licence Globale précisément pour que les créateurs soient rémunérés, et non pas les seuls « ayant-droits » industriels d’un système commercial obsolète.

    Vous faites ressortir faussement le contraire en sélectionnant le seul article où je parle de « gratuité » en oubliant sciemment de souligner qu’il s’agit de http://www.deezer.com/ , une publication d’oeuvres protégées dans le cadre d’un partage de la publicité sur le site en question, comme font les radios depuis des lustres, et dont n’ont pas manqué de se servir les députés à titre d’exemple pour défendre la liberté des internautes tout en préservant la Création dans ce qu’ils appelaient la « contribution créative ».

    Preuve qu’encore une fois vous parlez de choses que vous n’avez pas comprises.

    D’autre part, effectivement j’ai stoppé pour l’instant la publication du feuilleton, mais pas pour les raisons que vous supposez à défaut d’en savoir la véritable.
    (A qui vous en prendriez-vous donc si je n’existais pas ?…)

    J’avais mis en ligne cette proposition de souscription (avant publication en librairie) valable jusqu’au 25 Décembre, et seulement jusque là.
    N’ayant effectivement reçu aucune souscription à cette date, j’ai simplement appliqué à la lettre ce que j’avais proposé aux éventuels souscripteurs. Pour autant, le prix indiqué n’était pas pour des fichiers « numériques » mais pour une sortie librairie. Vous racontez donc n’importe quoi.

    J’aurais pu néanmoins continuer la publication par épisodes, et c’était d’ailleurs mon intention.
    Mais il se trouve que mon disque dur est tombé en rideau et que j’ai perdu la quasi totalité de mes fichiers. J’ai dû changer de machine et tout reconstituer. Du coup, je dois reprendre la rédaction à partir de sauvegardes antérieures incomplètes que je reconstitue patiemment. C’est une catastrophe pour moi parce que ce n’est pas seulement un « roman » dont mon imagination fertile pourrait rapidement combler les lacunes, mais une véritable étude basée sur une collection d’arguments documentés qui sont eux aussi partis avec la partition défaillante. C’est donc plusieurs mois de travail à reprendre.
    Comme il se trouve qu’effectivement les souscriptions étaient absentes, je ne vois pas qui ça gêne de ne pas avoir la suite gratuite immédiatement…
    Je profite donc de cet incident pour remettre la main à l’ouvrage, suite aux observations d’amis à qui j’avais fait lire la première mouture. Il y aura donc une seconde édition lorsque je serai prêt et pas avant.

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  6. chatdorleans dit :

    @ Minijack
    Dommage que votre commentaire ne se soit pas interessé à la première partie de cet article ou tout de même je faisais quelques propositions précises à propos du Télé chargement…Tant sur les principes que sur les prix éventuels basés sur des exemples existants, je ne pense pas avoir été trop à côté de la plaque….En tous cas vous n’en aurez rien dit!

    Pour ce qui est de votre défense, j’avoue que tout cela m’est apparu un peu flou: l’amateur que je reste dans ce domaine face au professionnel de la bidouille informatique que vous êtes ne saurait en effet faire le poids…Dont acte!
    Je note que la proposition de votre roman concernait une version librairie qui doit donc exister et dont je vous demanderai de bien vouloir me réserver un exemplaire que je vous réglerai, à défaut veuillez m’indiquer dans quelle librairie je pourrais la trouver: cette proposition datait d’avant le jour ou votre disque dur s’est retrouvé flasque, je suppose donc que ce livre était dejà imprimé et je n’ose imaginer que vous ayez mis cette version en vente avant qu’elle existât physiquement….En tous cas ceci n’était pas très explicite dans votre proposition!

    « En l’absence de souscriptions je ne vois pas qui cela gêne de ne pas avoir la suite gratuite immédiatement »….Cette phrase de votre part résume à elle seule le problème du Téléchargement: pourquoi payer pour ce que l’on peut obtenir gracieusement….C’est tout le problème en effet…..Rendez vous au prochain Best Seller!

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