PETITE FABLE ECONOMIQUE SANS MORGUE

 

Il était une fois un petit village qui avait bien vécu grâce au Tourisme.
Hélas la Crise était passée par là…..
La disette régnait…la famine menaçait : tout le monde empruntait de l’argent à tout le monde et ne le rendait jamais…
Au bout se quelques mois un touriste égaré arriva…
Il prit une réservation à l’hôtel et laissa un billet de 100 € sur le comptoir.
Aussitôt l’hôtelier courut porter le billet chez son boucher auquel il devait la même somme.
Ca tombait bien….le boucher devait précisément 100 € à l’éleveur qui l’approvisionnait en viande !
L’éleveur mit le billet dans sa poche…juste le temps de se souvenir qu’il devait quelques passes en retard pour lesquelles sa fille de joie favorite lui avait consenti des facilités de paiement….Du coup le billet de 100 € se retrouva dans le soutien gorge de la prostituée…
Quelle aubaine pour la jeune femme qui ne pouvait plus travailler depuis que l’hôtelier lui refusait la location de ses chambres sous prétexte qu’elle lui devait encore 100 € sur les passes précédentes.
Elle court donc chez l’hôtelier pour régler sa dette….pose le billet de 100 € sur le comptoir, juste le temps que le client qui avait loué la chambre le récupère furieux et en vociférant parce que la chambre qu’il avait loué ne lui plaisait pas …..
Et bien voyez vous, cette histoire est plutôt édifiante puisqu’au terme de ce périple, rien n’a été dépensé, ni gagné, ni perdu pour personne….
Dans ce petit village, la Paix est revenue puisque personne n’a plus de dettes envers quiconque et que tout le monde a retrouvé le sourire….
N’y a t’il pas là une idée à creuser pour résoudre la Crise Financière Mondiale ?

A propos chatdorleans

Orléanais
Cet article a été publié dans Humeurs et Air du Temps. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

6 commentaires pour PETITE FABLE ECONOMIQUE SANS MORGUE

  1. minijack dit :

    EXCELLENTE allégorie et qui démontre bien que l’argent ne saurait être un but en soi mais n’est et ne doit rester qu’un moyen, tout ce qu’il y a de temporaire et contextuel, de faciliter les échanges.

    Le gros problème, dans la vie réelle, c’est que le circuit ne se boucle pas parce que l’un des villageois –infâme spéculateur– garde tout pour lui au passage, interrompant ainsi la bonne circulation à l’intérieur du corps social. Il y a aussi les gens qui prennent leur « commission » au passage, grignotant ainsi le capital à chaque changement de main.
    Du coup, subsistent en aval des débiteurs qui ne pourront jamais payer ce qu’ils doivent et qui, prisonniers de leur dette, restent réduits à l’état d’obligés.

    On peut se poser la question : que serait-il arrivé si le client de l’hôtelier n’avait déposé que des arrhes de 50% par exemple ? Ou si la prostituée avait réclamé des intérêts sur le crédit fait à l’éleveur ?

    Je raffole de ce genre d’histoires aussi stupides que réalistes. Comme la vie quoi … ;c)

    J’aime

  2. GABRIELLE dit :

    Ben, mon ChatChat, reste donc à rouvrir les maisons de passe…

    Mais non, je ne raconte que des conneries. ca doit être l’effet des résultats des Européennes !…

    Affections démocrates !

    J’aime

  3. Jean du MoDem dit :

    « parce que l’un des villageois –infâme spéculateur ».
    Quelle est la relation entre cet infâme spéculateur et cet électeur qui a tourné sa casaque?
    Cette histoire n’est pas stupide mais réaliste.

    J’aime

  4. Fansolo dit :

    « Elle court donc chez l’hôtelier pour régler sa dette….pose le billet de 100 € sur le comptoir, juste le temps que le client qui avait loué la chambre le récupère furieux et en vociférant parce que la chambre qu’il avait loué ne lui plaisait pas ….. »

    Oui mais si l’hôtelier n’a pas vu le billet, il ne sait pas que la prostitué a cherché à le rembourser…
    Au départ, c’est le billet du touriste qu’il prend, pas celui qu’on lui doit réellement…

    Non, la boucle n’est hélas pas bouclée et le billet fait un circuit complet sans avoir payé personne : il manque toujours 100€ à l’hôtelier, dus par la prostitué…

    J’aime

  5. chatdorleans dit :

    @Fansolo
    L’hôtelier, il n’avait qu’à faire gaffe de pas laisser traîner le billet…Na!

    J’aime

  6. minijack dit :

    Intéressante hypothèse de fansolo…
    Si l’hôtelier n’a pas VU que la prostituée l’avait remboursé, ça signifierait pour lui qu’elle ne l’a pas fait.
    Oui mais dans ce cas, en faisant sa caisse, il aurait bien vu que lui-même n’avait pas remboursé le touriste…
    Et en ce cas, l’hôtelier serait-il un voleur ?

    Ce n’est donc pas « l’échange d’argent » qui compte mais « la perception qu’on en a »…
    (et je ne parle pas de « perception » au sens fiscal bien sûr. Là ce sont tous des voleurs ! ;c)

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s