UN SOIR D’HIVER A ORLEANS !…..

 

C’était dans la froideur de cette nuit d’hiver
Dont on se souviendra…. Enfin c’était hier…
Il n’était pas vingt heures j’allais vers ma voiture,
Je tentai d’engager la clé dans la serrure….
Et ce que je craignais, était bien arrivé :
Je ne pouvais rien faire, car tout était gelé !
Pas la moindre allumette, pas la flamme d’un briquet
Personne dans la rue…pas l’ombre d’un troquet…
Et c’est à ce moment, quand le destin s’affole
Qu’il faut se souvenir que l’on fût à l’école
Et que face aux obstacles que le destin propose
On y a tous peu ou prou appris des petites choses !
Je me souvins alors, que comme tout plantigrade
J’étais à ma façon une bouteille thermos
Que je portais mes trente sept degrés centigrades
Et que mon sang bouillait nonobstant mes vieux os !

Mon sang ! oui parlons en, et qui ne fit qu’un tour
D’ailleurs je sentais bien, c’était inéluctable
Que déjà ma prostate proposait sans détours
Que je joigne en un geste l’utile à l’agréable…
J’avais la mine basse et le moral en berne…
Nous étions rue du Bœuf….Rue du Bœuf Saint Paterne
Sous les auspices de cette respectable Paroisse :
J’étais dans le blasphème autant que dans la poisse !…
Pire qu’un chien auquel on apprend le caniveau
A qui l’on dit de faire ce qu’il faut,  où il faut…
Et qui ne craindra pas quoiqu’il puisse advenir
D’y laisser son honneur….sur une erreur de tir !
Je risquais quant à moi de tout perdre dès demain
Moi qu’on n’a jamais vu…..la zézette à la main !
J’allais dans ce quartier où je suis bien connu
Commettre l’irréparable, quelle qu’en soit la raison :
Lui !…Exhibitionniste ? Mais enfin qui l’eût cru ?…
J’entendais la rumeur sourdre depuis les tréfonds….

Et puis vous savez bien comment cela se passe
La volonté s’étiole….et soudain de guerre lasse
Comme Racine l’a écrit sans être ridicule
Notre désir s’accroît quand l’effet se recule !
Bref !….Et j’ai dit au vin dégusté ce jour même
« Va, cours vole et nous venge !»….dégèle la serrure
Ne t’occupe pas du reste…ce n’est qu’un stratagème
Je me sentais soudain la main beaucoup plus sûre,
Lors je me rapprochai de ma voiture poubelle
Et d’un geste furtif je sortis mon organe
L’ombre était nuptiale, auguste et solennelle….
Il faisait tellement froid que je ramenai une canne !
Pourtant j’avais pris garde de m’approcher très près
Autant par prévenance sans doute que par pudeur
J’imaginais déjà les termes de mon procès :
« J’ai pas prémédité….Monsieur le Procureur ! »

Et puis je suis parti….sur les chapeaux de roues
Comme s’en va un voleur son forfait accompli !…
Puis j’ai senti la honte qui me montait aux joues
Et pour tout vous avouer, j’ai mal dormi cette nuit…
Pourvu qu’il n’y ait pas eu…C’est à ça que je pense
Une caméra planquée….de Télésurveillance…
J’ imagine la surprise devant son écran
Du planton de service me découvrant soudain
Collé à ma portière, ma clé entre les dents
Avec la zigounette pleurant entre mes mains….

J’ai donc décidé de me rendre à la Police
Oui, Messieurs c’était moi…. ne cherchez pas ailleurs
Qui sortait dans la nuit un morceau de peau lisse
Certes pour un bon motif….mais enfin quelle erreur !
Tout comme ma serrure, je mérite une dégelée
Je viens à vous avec la bure du pénitent
Oui c’est bien moi qui ai de façon éhontée
Mis en ville d’Orléans ma flamberge au grand vent !

Ca m’aura fait plaisir pourtant lorsque j’y pense
Pour mes soixante quinze ans désormais bien à moi
D’avoir comme je faisais du temps de mon enfance
Mis mon zizi à l’air, même s’il faisait très froid !
Du reste : qu’ajouter aux rigueurs de mon âge ?
Trop jeune ,encore étanche , je sors avec courage,
Mais je sais désormais que je dois me défendre
Dans les rues d’Orléans, quand il gèle à pierre fendre

Moyennant quoi j’ai bien retenu ma leçon
Monsieur l’Maire , plus jamais je ne le referai,,,
Au lieu de m’enfoncer dans vos rues , vos bas fonds
Je ferai des escales, prévoirai des arrêts,,,,
Vous voyez , on apprend toujours, et c’est terrible
Je suis tellement heureux , maintenant quand je sens
Qu’à Orléans pour moi…C’est « Miction Impossible »
Que j’fais pipi partout….Tellement je suis content !

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Orléanais
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Un commentaire pour UN SOIR D’HIVER A ORLEANS !…..

  1. Jack Minier dit :

    Mort de rire !
    Qu’aurais-tu pu bien faire si une heureuse fortune de nuit t’avait à son tour dévoilé son congelé ?

    J'aime

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