DES GESTES OUBLIES D’AUTREFOIS …..AUX RUDOIEMENTS DU XXI° SIECLE

 

On dit qu’il était autrefois

Un charmant pays de légende

Où vivaient des hommes courtois,

Se saluant, baisant des doigts,

De traits d’esprit, faisant envois,

De galanterie jamais las ;

Chapeau par ci, chapeau par là….

Qu’ils étaient polis les gens de

Cet adorable pays là !

Mais (objectent les incrédules)

Qu’est ce encore que ces balivernes?

Ce pays à la Jules Verne (s)

Où l’indigène s’empressait

En politesses ridicules

C’est un conte à dormir debout !

Ou bien ce pays est au bout

Du rêve !…. hé non foi de défiance

Ce pays s’appelait « La France »

Et ces gens polis « Les Français ».

On se souvient de son histoire

On s’étend et l’on s’extasie

Sur ses batailles et ses victoires

Aux enfants pourtant l’on oublie

D’apprendre sa plus jolie gloire :

Son impeccable courtoisie.

Revoir les gestes désuets

Les galants en seraient bien aise !

Chapeau par là, chapeau par ci

Les dames le seraient aussi.

Voir renaître, (aimable souhait !)

Notre galanterie française….

Chapeau par ci, chapeau par là…..

Qu’ils étaient chics ces gestes là !

L’ESCARPOLETTE

Le Romantisme est mort, de lyrisme bernique

Jamais plus Florestan ne pousse Véronique

L’escarpolette semble un jouet dérisoire

Que les « modernes » hélas traitent de « balançoire »

C’était pourtant charmant quand l’amant enjôleur

Poussait aux reins sa belle et la poussait encor

Comme pour déposer , quelques instants son corps

Dans les feuillages verts parmi les autres fleurs…

LE BAISE MAIN

Et le gracieux baise main ?

Si discret ( pour les vieilles dames)

Prolongé… ( pour les jolies femmes)

Qu’est devenu le baise main ?

Tremblant sur l’ongle de carmin

Comme un papillon sur la rose

Ce premier baiser que l’on ose

De la bouche connaît le chemin.

LE GENOU A TERRE

Mettre à terre un genou pour déclarer sa flamme

Est le plus sûr moyen, Messieurs, je le proclame

De…d’être ridicule, aujourd’hui, pour toujours…

Et c’est pourtant ainsi qu’on se parlait d’amour.

C’est à genoux qu’on fait à son Dieu ses prières

C’est à genoux qu’on tombe, à la lutte dernière

Ainsi, j’aime ma belle…..loin des regards moqueurs

Puisque ma bouche est là…..au niveau de son cœur.

Mais loin des révérences et loin des baises mains

Si l’on pouvait remettre en cours, et dès demain

La simple politesse en vogue au Moyen Âge ;

Ne pas confondre ainsi qu’hélas il est d’usage :

« Chanter » avec « Gueuler », « Rire » avec « Se marrer »

« Boire » avec « Picoler », « Manger » avec « Baffrer »

Notre femme n’est pas non plus « La Régulière »

« Parler d’Amour » n’est pas « Bousculer les Rombières »

Je « radote » vont dire certains en m’écoutant

Le « Croulant que je suis : trois fois et demi vingt ans :

Mais ma Mère trouvait toujours doux à l’oreille

Que je l’appelle « Maman » sans parler de « la Vieille » !

Bien sûr on ne peut pas faire ça avec tout le monde

Et s’ il m’arrive parfois, à moi même d’être immonde

Ce n’est que pour tenir à une bonne distance

Ceux qui ne verraient dans mon extrême courtoisie

Que le fait d’exploiter autant de déférence

D’en tirer avantage et sans contrepartie

Ni même d’amitié !…..A tous ces parasites

Envers qui il m’arrive d’être parfois d’être sévère

A tous ceux là je dis, n’y allez pas trop vite

Avant d’aller crier partout que « j’exagère »

Je m’adresse à tous ceux qui sont les fabricants

De ce temps où chacun veut aller à la soupe….

Ce monde, où le culot, seul tient lieu de talent

Où le cul et l’argent ont seuls le vent en poupe.

« Faut vous dire, Messieurs que chez ces gens là »

Comme chantait Jacques Brel lorsque il parlait d’eux

On ne répond pas……On s’offusque…. Et voilà

Que le manant se retrouve, et en moins de deux

Mal élevé, grossier, déplacé ou vulgaire

Les mots ne manquent pas pour jeter l’anathème

Sur celui qui voudrait pouvoir crier « Je t’aime »

Mais qui n’a pas envie tout de même de le faire

Tant il craint d’être convié encore une fois de plus

Au soir de je ne sais quelle prochaine élection

Au premier rang du bal réservé aux cocus

Là où les petits fours ont goût de déception…..

Voilà pourquoi mes mots peuvent parfois paraître

Quelque peu brutaux ou, voire même outranciers

Tous ces gens que je n’ai pas l’honneur de connaître

Mais desquels je dépends peuvent bien s’en froisser…..

Qu’ils sachent que plutôt de toujours se morfondre

Je ne leur interdis pas de faire preuve d’un talent

Minimum nécessaire pour pouvoir me répondre

Même si c’est un peu long…..ça ne fait rien…..J’attends !……..

A propos chatdorleans

Orléanais
Cet article a été publié dans actualité, Actualités, blogs, humeurs, Humeurs et Air du Temps, politique, Presse, Uncategorized, Vie locale. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s