2000° ARTICLE DU CHAT DE GOUTTIERES !….ET DEPUIS TOUTES CES ANNEES…. IL M’ARRIVE DE REGRETTER D’AVOIR EU RAISON « POUR DE RIRE »…TANDIS QUE LA REALITE D’AUJOURD’HUI DEPASSE « L’AFFLICTION » !

Au vu des faits que l’on nous expose à propos de ces bateaux bondés de réfugiés , et que des passeurs regroupent jusqu’au moment où ils désertent les navires en mettant le pilote automatique afin que ceux ci viennent se fracasser sur les côtes de Calabre en Italie, c’est l’indignation qui nous étreint , en même temps que la question que nous nous posons : jusqu’où iront ils, et ne sommes nous pas parvenus au sommet de l’horreur ?

Les Passeurs ?…..C’est bien sûr sur eux que repose ce gigantesque trafic qui lui même est né suite à la situation  faite aux populations dans certains pays : la Syrie et L’Irak dont on nous parle beaucoup, bien sûr, mais il se peut que ce ne soit pas les seule nations où la peur autant que la misère viennent alimenter le chiffre d’affaires de tous ceux qui à raison de plusieurs milliers d’euros par passager finissent par s’échapper   de ces vaisseaux de la mort pour aller organiser d’autres convois tout aussi tragiques !….Quand la lâcheté vient s’ajouter à l’ignominie, on dépasse même l’insupportable !

Et tout à coup, il me revient à l’esprit que j’avais imaginé sur un ton plus rassurant et optimiste cette poussée des peuples du Sud vers le Nord, et qui nous apparaît aujourd’hui incontournable mais à laquelle il importerait pour la rendre acceptable de lui arracher cette aspect de « conquête » qui paraît effectivement être l’apanage de certains intégristes  qui utilisent la religion comme ferment de leur fanatisme….

C’était en 2006, et cette année là, j’ai publié en préambule de l’élection présidentielle de 2007, un livre qui aujourd’hui peut apparaître prémonitoire à bien des égards !…..

Plantons le décor de ce roman: Le Président Chirac achevait son second mandat et n’aspirait plus qu’à s’en aller , le Président du Sénat étant empêché et le Premier Ministre s’étant lui même inscrit aux abonnés absents….La Constitution de la V°République se retrouvait inapplicable …..Pour se tirer de cette affaire , » la Française des Gueux » fut chargée d’organiser l’élection sous forme d’un jeu de hasard à tirer et à gratter…..Le gagnant fut un brave homme que j’avais situé entre Cléry Saint André et Jouy le Pottier ,et qui n’était bien sûr pas préparé à la vie qui l’attendait , ce qui était bien sûr source de bien des quiproquos et malentendus…. D’où la couverture extrêmement explicite du bouquin en question…..

2006 Livre JP Française des Gueux recto Scan10010

Et pour le verso……..

2006 Livre JP Française des Gueux verso Scan10011

Comme il était prévisible, ce livre s’est mal vendu, en marge même du fait que je suis tombé sur un éditeur dont la qualité du travail a fait que je m’en suis très vite moi même détaché…( A ce propos je me souviens de ma surprise, lorsque j’ai réalisé que j’étais vraisemblablement le seul auteur dont le livre comportait des pages collées à l’envers ce qui obligeait le lecteur à retourner le bouquin pour continuer sa lecture !…) Quelques lecteurs plutôt gentils m’ont malgré tout félicité…..Toujours est il que du jour au lendemain, j’ai totalement oublié ce bouquin….

Et c’est à cet instant je crois, en Octobre 2008, que j’ai décidé de créer mon blog….Plutôt que de publier des livres qui ne rapportent rien , j’ai préféré pour le même prix m’exprimer sur la toile et lancer ainsi mes impressions et mes sentiments comme autant de bouteilles à la mer, billets d’humeur ou impressions, et que j’offre à mes lecteurs   sans même la minable contrepartie de publicités incongrues que certains sollicitent encore contre quelques minces espèces, et moins sonnantes que trébuchantes !…..Et puis parce qu’à la seule pensée que pour me lire , mes amis, qui me font l’amitié de me suivre  soient astreints à se farcir avant toute chose des pubs sur des régimes amaigrissants,des contrats assurances obsèques ou des soins capillaires m’est absolument insupportable …Et tout cela en échange de quelques centimes € par connexion ….Non merci…..On ne peut pas pester et tempêter sur ce qu’est devenu notre Société et continuer d’aller s’y abreuver …..

Depuis,je dois bien me rendre à l’évidence: les articles de mon blog tiennent moins de place que mes bouquins invendus invendus qui continuent d’encombrer  mes placards autant que mon garage !….

Mais je m’égare…Je m’égare, et pour revenir au  sujet qui nous préoccupe, à savoir l’arrivée impromptue de migrants venus de pays lointains, j’ avais consacré dans cet ouvrage un chapitre entier, à propos d’un rêve tourmenté du Président sortant, et portant sur cette question essentielle:

Et nous ?…Que ferions nous si au large du Lavandou se présentaient plusieurs milliers de personnes avenantes, aimables et souriantes dans des milliers d’embarcations, et qui viendraient à nous pour demander asile?..

S’ensuivait un tableau amusant et idyllique tant à propos de la surprise des autorités locales que sur l’attitude amicale et plutôt bon enfant de nos « touristes »….Sans parler des suites, de leur progression sur le territoire national qui allait les ramener jusque sur les traces de Vercingétorix, à Alesia en Auvergne, là où se font les « Français de souche » ! Juste le temps de refermer la boucle….

Je crois même vous avoir déjà communiqué ce texte, mais c’est l’actualité qui dans toute son horreur m’amène à  vous rappeler ces lignes, ne serait ce que pour vous permettre d’évaluer la distance qui subsiste entre le Rêve et la Réalité,qui décidément nous vaut des réveils plutôt difficiles…..

La scène qui suit nous emmène à l’Elysée, un soir : il est très tard et Le Président Chirac, en fin de mandat, et quelque peu lassé y passe une soirée aussi ennuyeuse qu’agitée…..

 

« LA GRANDE INVASION »

Jusqu’à très tard dans la nuit la lampe du bureau du Président Jacques Chirac était restée allumée. La période était difficile : la proximité d’élections décisives dans un climat économique et social qui frisait l’encéphalogramme plat, les rivalités qui se faisaient criantes au sein de son propre camp, l’idée diffuse qui commençait à faire son chemin dans l’opinion qu’il avait vieilli et qu’il devrait penser à partir, tout cela l’avait d’abord agacé, puis contrarié.
Longtemps il avait fait face, il avait lutté, menant des campagnes électorales au pas de maréchal, serrant quelques milliers de mains par jour au point de devoir protéger ses métacarpes par de discrets pansements préventifs…Oui longtemps il s’était battu, avait parfois perdu, avait souvent gagné, était arrivé au sommet…. Et maintenant ?
A vrai dire il n’avait jamais été meilleur que dans son rôle de candidat : c’était un séducteur, il aimait conquérir et dès lors qu’il avait gagné il donnait l’impression de s’ennuyer un peu.
Il était toujours resté un grand enfant : Le Pouvoir ? il l’avait toujours désiré comme un enfant qui attend son cadeau de Noël ; par la suite ou bien il avait cassé le jouet dans les 10 minutes, ou bien il s’en était désintéressé, à moins qu’il n’ait pas su très bien s’en servir !
C’est alors qu’il devenait imprévisible, c’est alors qu’il était capable de faire l’inverse de ce qu’il avait dit, mais il avait tellement parlé !
Et ce soir il se sentait un peu las et surtout très seul.
Ecartant le rideau de son bureau, il jeta un regard sur le Parc de L’Elysée, dans la pénombre, il discernait tout au fond là bas la Grille du Coq par laquelle il lui arrivait de s’échapper lorsqu’il désirait éviter la foule et les journalistes…. Au delà c’était la Ville…plus loin encore c’était la Corrèze, le vin de noix, le jambon du pays, les fromages du Plateau de Millevaches enfin quoi : la Vie ….
«  Putain…3 heures ! » La voix du Président venait de rompre le silence de cette nuit d’automne.
Il sortit de son bureau et regagna sa chambre, la journée aurait pu s’arrêter là, hélas ! le destin des grands hommes les empêchent aussi d’avoir les mêmes nuits que les autres : Bernadette dormait quelques mètres plus loin, et il n’allait quand même pas la réveiller à cette heure là pour lui raconter que Sarkozy lui avait téléphoné à 1 heure du matin pour lui demander de pouvoir garer sa voiture dans la cour de l’Elysée lorsque Cecilia allait faire toiletter son chien, en même temps qu’elle se rendait chez son coiffeur pour rafraîchir son brushing (à moins que ce soit l’inverse).
Après avoir feuilleté d’un œil distrait la dernière BD de « Pif le Chien » qui traînait coincé entre un exemplaire de la Constitution de la V° République et un autre de la « Politique pour les Nuls » dédicacé par l’auteur, il ferma les yeux et éteignit la lumière.
Mais il était dit que ça ne s’arrêterait pas là !
A 5 heures 29, le Président se redressa sur son lit, il était en sueur, son cœur palpitait, il venait de faire un rêve, ou plutôt un cauchemar !

Ils arrivaient ! Ils étaient partout ! Il y en avait tellement !

Au large du Lavandou et jusqu’à Cavalaire, des milliers de barques de barges, de radeaux et d’embarcations de toutes sortes et de toutes tailles : voiles dehors, elles se rapprochaient de la côte portant chacune d’elles en leurs flancs et sur leurs ponts des centaines de milliers voire des millions d’hommes et de femmes de toutes origines et de toutes provenances !
Et puis elle débarquait, cette population sur ces plages qui seulement quatre mois auparavant rengorgeaient de corps repus et avides de bronzage et de farniente ; mais aujourd’hui ils arrivaient, eux : bronzés d’origine, ils étaient noirs, bleus, jaunes, ocres ou cuivrés, et surtout ils étaient pacifiques !
Tenant en leur main des palmes, des branches de roseau ou de bambou, des rameaux d’olivier ou des branches d’eucalyptus en guise de présents ou de cadeaux pour marquer leurs intentions amicales et débonnaires : mais enfin ils avaient débarqué, ils étaient là !
On avait bien prévenu la gendarmerie de Cogolin, mais ça ne répondait pas : la brigade complète était mobilisée cette nuit là à faire un contrôle d’alcoolémie à la sortie d’un concours de pétanque sur la route de La Garde Freinet !
Et c’est comme ça que l’on rate ses rendez vous avec l’Histoire : jamais le Brigadier Escarteprunes (puisque les figues ont déjà été prises par Marcel Pagnol !) ne pourrait dire à ses enfants : «  j’y étais ! ».
Le Préfet ayant été prévenu à Draguignan en référa au Ministre de L’intérieur qui lui même s’étant déclaré incompétent ( si c’est lui qui le disait !…) décida qu’il était urgent de ne rien faire et d’attendre.
Ce ne sont pas les quinze douaniers ni la demi douzaine de gardes côtes qui surveillaient le rivage de Saint-Raphaël à Toulon, plus habitués à verbaliser les excès de vitesse des pédalos qu’à contrôler des papiers qui pouvaient faire quoique ce soit !
Et puis le temps passait ; ils continuaient de débouler sur les plages : combien étaient ils ? Deux millions d’après les syndicats, une vingtaine d’après la police…comme d’habitude quoi !
Alors l’armée ? mais comment ?et surtout pourquoi ?
25 Divisions de Panzer qui contournent la Ligne Maginot en 1940 c’est une chose, mais 2 millions de mecs à moitié à poil sur une plage de la Côte d’Azur en 2005,ça ne peut pas se traiter de la même façon !
Surtout si l’envahisseur est poli, souriant, plutôt sympa et s’il commence par vous dire bonjour en agitant ses plantes vertes.
Pas une arme, pas un geste d’agressivité ni d’hostilité ; simplement ils s’étaient mis en rangs et maintenant ils avançaient, ils souriaient à nos paysages, aux collines de l’arrière pays et aux pinèdes. Il était six heures du matin, bientôt ils arriveraient au premier bourg où Baptistin allait avoir une drôle de surprise en ouvrant son bistrot et en préparant comme il en avait l’habitude le café du petit déjeuner avec le marc des expressos de la veille !

Dire qu’ils posaient un problème de par la situation qu’ils créaient n’était pas exact, en fait ils étaient eux mêmes « le problème » : leur nombre, leur attitude pacifique et même amicale : deux millions de sourires éclatants et provenant des rives du Zambèze jusqu’aux bords du Gange ; ce n’était pas un rouleau compresseur, mais plutôt comme un tapis qui se déroulait inexorablement et qui allait bientôt recouvrir les Marches de Provence, puis la vieille Gaule jusqu’à ensevelir l’ancienne Lutèce, les Pays d’Artois et la Plaine des Flandres !
Demain ils bousculeraient les marchés de Brignoles et de Saint Maximin sans se soucier des déviations situées sur la Nationale 7, puis ne jetant même pas un regard sur la colline Sainte Victoire chère à Cézanne, ils atteindraient Aix en Provence, traverseraient le Cours Mirabeau en toute méconnaissance de la magie de l’endroit : ah ! plaignons les, eux qui quitteront Aix sans même savoir ce que les calissons sont !
Puis ce serait Avignon, le temps d’atteindre Orange où ils ne respecteraient même pas le sens giratoire autour de l’Arc de Triomphe : le bordel je vous dis ! Plus haut encore, du côté de Bollène les vignobles de Gigondas et de Vacqueyras allaient être piétinés, par ignorance certes, mais sans rémission toutefois.
Puis la horde saccagerait tous les nougattiers de la région de Montélimar, traversant le Rhône, elle mettrait à sac les vignes des « Côtes rôties » qui du même coup se retrouveraient cuites pour l’éternité.
Et ainsi de suite jusqu’au Plateau de Gergovie, où ils organiseraient un gigantesque pique nique au pied de la statue de Vercingétorix à Alésia !.
D’ici là, tout se serait organisé : Mac-Do fournirait les Nuggets et les frites, pour tenter des les rendre obèses avant qu’ils n’arrivent à Notre Dame, tandis que la Croix Rouge leur distribuerait des couvertures en amiante afin qu’ils n’aient pas froid ! Le réflexe humanitaire fonctionnait, la France, pays d’accueil restait fidèle à ses traditions.
C’est à ce moment là que Jacques Chirac se réveilla en sursaut, décrocha son téléphone pour demander au Ministre de L’Intérieur si Paris était toujours en Zone Libre, puis posant un pied à terre il emmena sa babouche gauche jusqu’à la fenêtre ( la droite s’était égarée comme d’habitude !), il écarta le rideau, dehors il faisait encore nuit mais on pouvait percevoir les premiers bruissements d’une journée qui ne manquerait pas de commencer : ce n’était pas encore pour cette fois ci mais enfin on l’avait une fois de plus échappé belle !
Jusqu’à quand ? il nota sur son agenda : « nuit de merde, c’est encore moi tout seul qui ai du faire tout le boulot, décidément, je n’ai que des cons autour de moi, ça va chier au prochain Conseil ! »
Le petit déjeuner arriva dans les minutes qui suivirent avec la presse du jour et ses titres :
« Chômage en Hausse 0,8% »
« Croissance en panne »
« Délocalisations Industrielles…ça s’accélère ! »
Décidément tout était normal, il n’y avait pas de raison de s’inquiéter.
Et il se refit une petite tartine !

________________________

Il est clair qu’aujourd’hui l’époque des rêves s’est terminé avec le temps des Passeurs qui envoient les réfugiés se fracasser sur les côtes après avoir dépouillé leur victimes en leur promettant de rejoindre la Liberté !…..Et pour peu que l’on y rajoute déjà les milliers d’enfants, de femmes et d’hommes qui se sont noyés en tombant d’embarcations de fortune…..Il me semble que tous ces prétendus « passeurs » au même titre que les proxénètes de tout acabit devraient  être  pourchassés, leurs crimes relevant tant pour les uns que pour les autres essentiellement de l’exploitation de l’Humain , afin de répondre de leurs méfaits qui ressortent davantage des Crimes contre l’Humanité que de toute autre qualification que l’on pourrait chercher à leur donner …..

Une prise de position et une Action Européenne serait des plus souhaitable en ce sens….Hélas il y a du côté de Bruxelles autant que de Strasbourg des silences assourdissants qui semblent bien vouloir étouffer  tous ces problèmes !….Il est probable que l’Europe devra un jour s’en préoccuper…..Alors, on attend ?

Pour l’instant, on en est à faire des quotas de réfugiés que l’on s’efforce de répartir entre Pays Membres  comme s’il s’agissait de marchandises ou de stocks humains !….

On laisse, dans le même temps la France, seule face au problème de Calais où viennent s’agglitiner des milliers de migrants dont l’unique espoir reste de « passer en Angleterre »… Les Pauvres , s’ils savaient !….

Ah comme j’aurais aimé que le rêve que j’avais prêté à Jacques Chirac d’une immigration douce  soit   prémonitoire…..Hélas !…..Il n’était que caricatural !

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