L’AMOUR A TRAVERS « NOS » ÂGES….ET NOS EPOQUES !….

Je ne m’attarderai pas davantage sur l’âge des premières amours, celle que nous avons tous connu, hommes mes frères! A l’heure où l’objet de nos désirs n’était rien d’autre qu’une jeune enfant évanescente et presque impubère jeune fille à peine sortie de l’adolescence, se réfugiant dans nos bras sur la plage du Tréport pour se préserver du crachin venant inexorablement rythmer le cours des villégiatures picardes, et qui tandis que les mouettes continuaient de dessiner dans un ciel de plomb des arabesques folles s’empressait de soulager notre acné juvénile en léchant nos boutons avec frénésie, et avec finalement comme seule intention celle de nous piquer pour elle toute seule notre Kway, tandis que nous, pauvres cons dégoulinants, étions absolument inconscients du manège de la donzelle, trop émerveillés que nous étions d’être aussi excités par un temps pareil et découvrant du même coup au mépris des condition météorologiques les affres, les angoisses mais aussi les conséquences de l’éjaculation précoce autant qu’instantanée…..

Pour le reste, je n’ai plus aucun compte à régler avec aucune femme ayant partagé une quelconque partie de mon existence, et ceci dans une fourchette de temps comprise entre il y a  dix minutes et dix ans… Voire plus!
Chacun dans le domaine de sa vie amoureuse est persuadé d’avoir connu un destin exceptionnel et vécu une histoire hors du commun. Il s’avère finalement que toutes se ressemblent, et qu’il n’est pas nécessaire de raconter dans le détail nos épopées: que l’ on ait été aimé, plaqué, battu,trompé ou floué, c’est arrivé à tout le monde, et ça n’est pas près de s’arrêter!
Nous n’avons pas toujours été irréprochables nous mêmes, et sachant que tout réquisitoire risquerait de se changer en boomerang, je me garderai bien de me livrer à cet exercice; j’en resterai donc à quelques considérations générales issues de l’observation d’un certain nombre de cas particuliers; il conviendra alors à chacun de les rectifier en fonction de notre propre expérience et finalement de se débrouiller tout seul avec nos problèmes et nos souvenirs, sachant que si l’on n’y parvient pas, nous aurons toujours   la possibilité d’aller tout déballer sur une chaîne de télé, à une heure de grande audience pour faire marrer la France entière!
Pour ma part j’ai toujours aimé les femmes et je n’ai aimé qu’elles:sachant que par les temps qui courent aucune précision n’est désormais  superflue! J’en ai goûté tous les sucs, j’en ai connu tous les affres, tous les bonheurs et toutes les humiliations; j’y ai même parfois mis du mien pour en arriver là où j’ en étais… Je plaide donc coupable sur certaines dérives, quitte à me porter partie civile pour le reste, avec un seul argument pour ma défense: j’étais à la recherche de l’absolu, et en attendant, j’ai vécu !
Parmi les femmes il convient de distinguer celles qu’on a épousé et de les distinguer  de toutes les autres que l’on a connu.
Il est tout à fait évident que nous avons aimé celle (s) que nous avons épousé, et je pense franchement que peu d’hommes s’avèrent calculateurs dans ce domaine lors de leur prime jeunesse: il leur suffit d’être anesthésiés l’espace de la cérémonie. Par la suite chacun peut y mettre de la bonne volonté, avec beaucoup de cœur souvent mais le temps fait son œuvre, et très souvent le quotidien emporte tout, pour le malheur des uns et des autres et la prospérité des avocats!
Ceci étant dit je suis toujours attendri par le spectacle de couples qui fêtent leur quarante ou cinquante ans de mariage; ceci m’apparaît en fait l’idéal vers lequel il faut tendre, mais il faut bien admettre que sur tous les équipages qui partent de Saint Malo combien finissent par apercevoir le phare de Fort de France? Ceci est valable pour tous les bateaux; ceci se confirme pour tous les attelages, y compris les frêles esquifs matrimoniaux!
La femme que l’on épouse est certes la plus belle; et ne vous attendez pas à ce que j’épilogue sur les troubles de vision du marié ce jour là! Presbyte ou Nyctalope? Sans doute un peu des deux, sinon il aurait pris un peu de recul et aurait attendu un peu plus de temps pour donner son consentement, et signer son abdication au terme d’une reddition en rase « compagne »!
Et puis il y a « la famille » et là c’est en général assez hétérogène: je ne doute pas qu’il y ait des beaux parents adorables, je connais quelques cas mais je pense qu’ils ne constituent pas forcément la majorité de l’espèce…..
Regardez les parents, et pensez parfois pour ce qui est de leur fille ou de leur fils ( faut qu’il y en ait pour tout le monde ) que les chromosomes: ça se transmet, et que l’ image qu’ils vous offrent aujourd’hui préfigure bien souvent ce qui vous attend à quelque décades de là; le même raisonnement pouvant être tenu pour les deux conjoints, vous même n’échappez pas à cette loi implacable de l’évolution qui transforme souvent les cordons ombilicaux en nœuds conjugaux complètement indémmerdables!
Bien sûr et pour des tas de raisons annexes et intéressées on peut espérer que les beaux parents vont mourir avant! mais enfin pour ma part je ne fais pas confiance aux statistiques et je n’aime pas les jeux de hasard!
Et cela d’autant plus qu’a propos de la solidarité entre les générations sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir, une loi s’impose à tous, et nous ne perdons rien pour attendre! Alors me direz vous, faut il systématiquement épouser des orphelins ou des orphelines? non pas précisément car on manque alors de points de repère et qu’il faut bien admettre que les gènes sont tenaces et que de ce fait l’existence d’ascendants permet parfois de faire du dépistage ou du prévisionnel!
Et voilà c’est gagné en un paragraphe je viens encore de me faire quelque ennemis
irréductibles!
Pour faire bonne mesure il faudrait adjoindre à celles que l’on a épousées, celles qui au bout du compte auront partagé une parcelle de notre existence, sans tenir compte de la durée, pourvu que cela se soit terminé par une coexistence insupportable, une situation irréversible et une réconciliation totalement inenvisageable!
Et puis il y a toutes les autres ! celles que nous avons connu entre une heure et trois semaines:  » les petits miracles , les « monstresses » aussi , les « assouvisseuses » de fantasmes, les  » un peu folles » , les éphémères que nous aurions voulu garder un peu plus longtemps, celles qui voulaient bien mais qui n’osaient pas, sans oublier non plus celles qui osaient mais dont on n’avait pas envie. Certaines ont définitivement sombré dans notre oubli, souvent nous avons laissé un peu de tendresse au creux de l’oreiller avec quelques autres, mais enfin entre deux portes, entre deux heures ou entre deux trains, au moins avec toutes celles là, on aura toujours (ou presque) évité les disputes et les drames….
Ce ne sont d’ailleurs pas forcément les plus belles ni les plus sculpturales qui m’auront laissé les souvenirs les plus vivaces, celles là n’étaient souvent préoccupées que d’elles même pour être belles à ce point. Elles auront choisi toutes seules leur statut de « femme objet » et s’y seront cantonnées comme à un plan de carrière; alors évidemment je leur dois quelques bons moments mais j’ai toujours fini par m’ennuyer en leur compagnie. Ils sont véritablement très longs les moments passés à ne plus avoir rien à se dire après l’amour: elle va se remaquiller ( mais oui ça se voit !) , on fume une cigarette, on récupère, et très vite on se demande qu’est ce qu’on fout là? Les minutes s’écoulent, interminables! Bien sûr la plus élémentaire courtoisie exige que l’on prolonge un peu ce moment de « convivialité » mais enfin quand même, il fait si beau dehors! Alors on regarde avec convoitise le slip que l’on a laissé sur la moquette dans le feu des premiers ébats: il gît là le slip, avec son élastique fatigué et son entre jambes un peu froissé, et on dirait qu’il se fout de votre gueule. Et dire qu’il suffirait de sauter dedans pour retrouver la liberté et se libérer de cette situation! …Et puis tout de même on se décide devant le manque de conversation ou les quelques borborygmes de la dame à lever le camp: tel Asterix on se fait un peu rustre et gaulois  » Bon bah! C’est pas tout ça, mais j’ai un sanglier au four! Il faut que je me sauve  » et le temps de récupérer effectivement notre sous vêtement, emblème de notre autonomie chèrement reconquise, et nous aurons déjà oublié la dame en question en sortant de l’ascenseur, et son adresse en sortant de l’immeuble! Celles là se retrouveront bien plus tard en retraite à Menton ou à Cannes ayant tué deux ou trois maris dont elles auront hérité. Elles arboreront aux terrasses automnales du Carlton ou du Blue- Bar leurs fourrures et leur bijoux, derniers vestiges inaltérables de leur splendeurs passées! Comme les cachalots elles mourront un soir au bord de la mer; la seule différence par rapport aux autres cétacés, c’est qu’elles ne seront pas arrivées par le même côté du rivage!
Dieu merci il y en eut d’autres, souvent moins belles mais à qui je dois quelques instants de vrai bonheur, dans la joie, et avec lesquelles l’Amour aura été ce qu’il devrait toujours être pour que l’on s’en souvienne et que l’on s’y attendrisse encore: une Fête , et rien qu’ une Fête !
Aujourd’hui, tout est différent bien sûr. L’âge ayant commencé à faire son œuvre, j’ai par ailleurs décidé de ne pas avoir recours ni au viagra ni au gingembre pour me stimuler, du même coup mon corps ou ma tête m’ imposent une sélectivité qui me met à l’abri des « bivouacs hasardeux » et des « résidences secondaires » sans intérêt!
Qu ‘on se le dise: je suis aujourd’hui incapable de baiser les « connes » et que toutes celles avec qui j’y arrive encore très honorablement n’en profitent pas pour se croire supérieures aux autres: après tout, moi aussi je peux me tromper !
En vérité, je crois et en tous cas je préfère en rire, que la fin de l’histoire d’amour ou tout du moins sa lente détérioration dans le temps, sont inéluctables à partir du moment où l’on a retiré son pantalon! Un adage prétend que c’est le pantalon qui fait l’homme , alors vous pensez quand on ne l’a plus!
Au diable les varices, Bonjour les cicatrices, à toi ma chérie ces poils dont les ridicules frisettes viennent à peine troubler la pâleur de mes tibias exsangues, à toi ces abdominaux qui ne sont plus que des abdos-minables. Oui c’est bien à cet instant que nous perdons notre superbe et qu’en fait apparaît en vrac aux yeux de l’être désiré tout ce que l’on s’était évertué à lui cacher jusque là!
Heureusement depuis quelques années on a fait apparaître un nouveau concept de séduction: celui de la Beauté Intérieure ….
Je ne vous cache pas que cela m’arrange , à partir du moment où la Beauté Intérieure contrairement à la Beauté Physique ne se voit plus mais se discerne, je suis preneur !
Ne me demandez pas de vous définir la Beauté Intérieure. J’en serai parfaitement incapable tant l’idée en est déjà galvaudée. Ca doit être encore un truc comme la Présomption d’ innocence, le Devoir de Réserve ou le Secret Défense ! Vous arrangez ça comme vous voulez, l’essentiel c’est que ça marche ! alors ne boudons pas notre plaisir !
Et au fait L’ Amour finalement comment ça marche?

Eternelle question jamais résolue! Faute d’explication métaphysique convaincante, je préfère tenter une clarification suivant la méthode expérimentale chère à notre bon vieux Descartes dont nul n’ignore qu’après son mariage avec la fille de Michelin, il contribua à nous guider sur toutes les routes départementales : vive donc la  » Société Descartes Michelin » grâce à laquelle il ne nous arrivera jamais plus de traverser Sarreguemines en allant de Confolens à Libourne! Vive surtout le génial inventeur du moteur automobile à explosion grâce auquel je vais pouvoir vous expliquer de façon scientifique et mécanique les rapports de forces autant que de faiblesses qui régissent les transports amoureux !
L’Amour disais je, fonctionne suivant le principe du moteur à quatre temps qui équipe nos chères voitures, c’est à dire, et dans l’ordre s’il vous plaît:

Admission
Compression
Explosion
Echappement

Les relations entre les hommes et les femmes se déroulent suivant les mêmes principes avec de légères variantes en début de combustion pour en arriver toutefois au même point, à savoir:

Fusion
Confusion
Explosion
Echappement

En effet le premier jour et jusqu’à un moment qui peut s’évaluer entre aujourd’hui et les prochaines grandes marées, on ne se quitte plus et même si l’autre s’absente pour aller faire pipi cela devient vite insoutenable: c’est la « Fusion ». Bientôt premiers malentendus, premières exaspérations, puis premières disputes : la « Confusion » s’installe jusqu’à l’inévitable « Explosion » qui survient un beau jour, totalement imprévisible, elle ouvre alors la porte à « L’Echappement  » seule issue possible qui va vous précipiter dans le bureau de votre avocat et vous obliger à mettre à la corbeille la moitié de votre carnet d’adresses ainsi qu’à vous racheter des meubles!
Il est vrai que tant d’embûches nous guettent dans notre vie amoureuse ! Parmi elles c’est assurément la Jalousie qui fait le plus de ravages. En dehors du fait que la peur ne permet pas d’éviter le danger, soyons honnêtes: Avec le temps le véritable motif de la jalousie n’est certainement pas l’idée de perdre celui ou celle qui commence de toute façon à vous peser, mais plutôt la crainte de ne plus trouver personne pour le remplacer! Soyez francs pour une fois: cela peut être pour le montant de la retraite, du salaire, ou encore du confort. Quand on en a fini avec les 32 positions du Kama Soutra, il en reste toujours une à défendre et c’est la position sociale!
Sont à éviter dans tous les cas:
Les adeptes de la réconciliation sur l’oreiller, et dont le plaisir consiste à vous exaspérer à la verticale pour mieux vous récupérer à l’horizontale: pour ma part je suis complètement fermé à ces comportements et je ne parviendrai jamais à m’occuper des muqueuses de celles là même qui m’auront titillé les méninges dans la même soirée!
Les anorexiques et et hypocondriaques de tout poil qui constituent à elles toutes seules le chemin le plus direct qui va de la désespérance à la dépression.
Les « Liftées »et « Siliconées » qui pour réparer des ans l’irréparable outrage vous offriront leur anatomie parfaitement démontable; allez y avec votre boîte à outils et arrangez vous pour ne pas perdre de pièces en cours de route, ce sont celles là que j’appelle les femmes en « kit » par analogie avec les meubles que l’on vous propose aujourd’hui: j’entends par là qu’il faut les sortir toutes emballées pour finir de les monter à la maison! Après cela à vous de vous débrouiller avec la notice, et tant pis s’il manque des pièces dans le sachet et si à la fin du montage l’ensemble se retrouve de guingois!
Ah! comme je préfère décidément la vision d’une poitrine qui témoigne d’un passé qui dut être glorieux, à celle de deux prothèses qui vous sautent au nez avec arrogance, non décidément je ne suis pas fait pour le saut à l’élastique! Ah comme j’aime mieux celle là qui plongera dans la douce torpeur d’une étreinte finissante et dont les paupières témoigneront d’une bien explicable fatigue en reconnaissance de son émouvante expérience, à l’excitée frénétique et nymphomane insatiable d’un soir, et qui sous l’effet d’un désir pathétique de ne pas « décrocher » pour justifier le prix de ses retouches esthétiques, estimera devoir, afin de vous remercier de vos services et de votre persévérance, ne vous laisser aucun repos. Hélas! le plus souvent ce désir exacerbé par la crainte que son cri d’un soir ne corresponde au chant du cygne; tous ces sentiments mêlés, toutes ces angoisses confondues l’amèneront le plus souvent, sous prétexte de vous rendre « l’appareil » à laisser échapper un dentier jauni dans les plis des draps, en hurlant de plaisir!
A fuir de toute urgence: les égéries des discothèques qui à quatre heures du matin, le regard vitreux derrière un maquillage qui a rendu l’âme, le corsage à demi ouvert et béant sur deux orphelines exténuées, vous racontent qu’elles ont eu quatre enfants, tous de pères différents et qu’elles espèrent toujours trouver le « Prince Charmant », la voix éraillée par la vodka orange elles vous brossent le tableau idyllique d’une existence paisible et toute entière vouée à la tendresse et au culte de l’Amour ! Ces « anciennes des Djébels » , ces « Blanches Neige du crépuscule » ont surtout besoin de croire à ce qu’elles vous racontent, mais vous, très franchement, vous avez peut être autre chose à faire?
Les femmes qui collectionnent les peluches et les poupées de porcelaine avec des robes en crinoline qu’elles déposent sur le dessus de lit….Et à votre place comme par hasard! Si vous acceptez ça, votre destin est tracé et un jour vous deviendrez inévitablement l’antépénultième poupée de la collection, peut être alors finirez vous sur une étagère et n’aurez le droit d’en redescendre que pour aller faire les courses ou réparer l’électricité!
Celles qui vous disent d’emblée : j’ai un chien ou un chat parce qu’avec eux on n’est jamais déçu! attendez pour retourner la voir d’être réincarné en Persan ou en fox terrier, et d’ici là n’acceptez à l’extrême rigueur que la présence d’un bocal avec un poisson rouge, à condition toutefois qu’il ferme les yeux pendant vos ébats!
A éviter aussi, les anciennes militantes des mouvements féministes, et qui finissent par vouloir trouver « un mec ». Ayant épuisé leur rôle de « Chiennes de Garde » suivant leur propre terminologie, elles finiront vite par se transformer en « Roquets Domestiques » . Pour elles vous deviendrez rapidement. l’exemple et la justification du « Combat de leur Vie » Vous serez l’exemple à la maison de  » L’Homme « , cet être.. frustre, égoïste , capable de ne vivre que suivant ses plus bas instincts: buveur, cavaleur et grossier elle vous considérera comme ayant le cerveau au niveau de votre bas ventre, sans même songer que même si cela était vrai, peut être vaut il mieux finalement avoir un cerveau « Placé Bas » » qu’un cerveau « Placebo » !

Bien sûr je n’ai pas fait l’inventaire exhaustif de tous les pièges possibles. Au demeurant j’admets mesdames que vous pourriez à l’inverse dresser quelques portraits de « lascars » à éviter. c’est vrai que nous n’avons rien à vous envier dans ce domaine, l’important c’est finalement de savoir se discerner et se choisir, chaque couple qui périt n’étant en fait que la conclusion plus ou moins pénible d’une erreur de « casting ».
Il est un art que j’ai toujours très mal pratiqué c’est celui de la « rupture » certains y excellent avec un cynisme étonnant dont je m’avoue incapable. J’ai toujours vécu des ruptures épouvantables pour ne pas dire atroces. Je crois que c’est à cause du sentiment bien implanté dans la civilisation judéo-chrétienne et qui fait de l’homme le « chef de famille »! Tout cela, repris par le code Napoléon par la suite institue un patriarcat moral qui renvoie automatiquement le ballon dans le camp de Monsieur en cas de rupture. C’est d’ailleurs cela qui rend les femmes meilleures que nous dans l’art de casser le bail: elles savent le faire de façon brutale, nette et définitive, elles sont dans ce domaine sans appel, et si cela fait souvent très mal il faut leur reconnaître le mérite de la clarté. Nous, nous ergotons, cherchons mille explications vaseuses et finissons par nous prendre les pieds dans la moquette. En fait nous ne savons pas rompre: nous nous escamotons… alors pourquoi? Et bien précisément à cause de ce préjugé issu de notre morale, et qui fait que lorsque Monsieur veut quitter Madame, tout le monde va le montrer du doigt en disant que « c’est un salaud « , alors que si en revanche c’est Madame qui plaque Monsieur tout le monde pensera « Qu’elle a du courage »!
Il est curieux de remarquer à quel point dès que l’on aborde dans la conversation les relations entre hommes et femmes, le langage courant et la sémantique viennent inconsciemment inciter à la réserve et à la prudence:
ne dit on pas « tomber » amoureux (comme s’il s’agissait d’une chute!)
ne dit on pas  » il est rentré dans ma vie  » ( mais de quelle façon? Avec le respect et la délicatesse d’ un fidèle pénétrant dans un sanctuaire, ou bien la brutalité d’un bulldozer qui rentre dans un mur?)

Et que dire de l’expression paradoxale qui consiste à dire  » Qu’il sort avec elle, ou  » Qu’elle sort avec lui  » alors que manifestement tout le monde comprend qu’il n’est pas question de sortir avec, mais plutôt de rentrer dedans !
Si l’on ajoute que l’époque n’est décidément plus au Romantisme, il faut bien accepter l’idée que le mode d’expression de l’amour dans le ressenti autant que dans le vécu en a été profondément modifié. Et c’est alors  que vous aurez plus de chance d’entendre à la radio dans le registre de la chanson d’amour: « Mon Kit mains libres, c’est toi! » que de réécouter « La Vie en rose ».
Malgré tout ce que j’ai pu dire de cruel, Mesdames je persiste à dire que je vous aime, que je m’excuse de vous avoir peut être choquées, mais voyez vous je pense vraiment que L’Amour est sur cette terre, et sous tous ses aspects la plus belle chose à vivre, c’est vrai que c’est difficile à réussir mais du fond du cœur je vous souhaite à toutes et à tous Bonne Chance!
A l’inverse, et si vous éprouviez quelques difficultés pour y parvenir pensez que contrairement à tous les engagements qui nous sont proposés: religieux, politiques ,et même syndicaux, où il arrive qu’on y croie encore alors qu’on ne les pratique plus, l’Amour en revanche on peut toujours le pratiquer, même quand on a cessé d’y croire!
C’est comme le Tiercé ou le Loto: si on n’achète jamais de billet la seule certitude que l’on puisse avoir c’est de ne jamais gagner! Alors « Faites vos Jeux » et n’ameutez pas la terre entière le jour ou « Rien ne va Plus »!….

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